Fermé...
et ouvert !
Pour
devenir partenaire du logo, il faut bien sûr
montrer patte blanche. Mais il ne s'agit pas
d'une démarche d'exclusion ou de protectionnisme.
Biocoop souhaite même ouvrir l'accès
au logo à d'autres pays, par exemple
à une coopérative italienne, Alce
Nero. "Il y a un vrai projet derrière!"
assure Patrick Colin, "80% d'une région
pauvre reconverti en bio, une fabrique de pâtes
qui leur appartient... En Italie, l'identification
de la marchandise est très difficile,
mais eux, ils ont totalement leur place avec
nous !"
Les produits sous logo Ensemble n'ont pas non
plus vocation à remplacer tous ceux que
vous trouvez déjà en magasin.
"Le logo ne doit en particulier pas
faire d'ombre aux approvisionnements locaux"
assurent les responsables de Biocoop. Le développement
régional "reste prioritaire par
rapport au national" dit encore Patrick
Colin, "il y a des gens qui font
du bon boulot en région, mais qui ne
sont pas sous logo Ensemble. On veut les valoriser
aussi. On est d'ailleurs prêts à
soutenir toute démarche, s'il y a derrière
des engagements de producteurs, et notamment
en termes d'information sur les matières
premières, leur provenance géographique..."
Le commerce équitable c'est cela : pas
de magnanimité teintée de pitié,
mais un engagement commun de partenaires qui
travaillent tous ensemble dans le même
sens. Et chacun y trouve son compte. Le logo
"Ensemble pour plus de sens"
n'en est qu'une illustration !
Véronique Bourfe-Rivière
article paru dans le n°hors série
de Consom'action
sur le commerce équitable (janvier
2003)
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