Pluvial
ou flottant, paddy ou cargo...
Contrairement aux idées reçues,
le riz ne pousse pas uniquement les pieds
dans l'eau : en Amérique du sud et
en Afrique, il se contente des eaux de pluies,
c'est le riz pluvial.
A l'inverse, le
riz flottant est cultivé dans
les deltas des grands fleuves d'Asie ou
du Niger, et grandit de plusieurs centimètres
par jour, jusqu'à vingt, au même
rythme que les crues pour garder la tête
hors de l'eau... Entre ces deux extrêmes,
on trouve du riz
aquatique (qui a toujours les pieds
dans l'eau), du riz
irrigué (lorsque l'homme maîtrise
parfaitement les apports en eau) ou du
riz inondé lorsque l'eau va...
et vient.
Pour germer, le riz a besoin d'humidité,
et d'une température d'au minimum
13°C, idéalement 30 à
35°C. Il est souvent semé à
part, et repiqué 25 jours plus tard
en rizière dans une terre bien labourée,
désherbée et aplanie. S'il
est semé à la volée,
il faudra beaucoup plus souvent désherber...
Un cauchemar quand on bannit les désherbants
chimiques !
Deux mois après, les épis
apparaissent, puis les fleurs. C'est à
ce moment, pendant l'autopollinisation,
que chacune se transforme en grain. Celui-ci
sera mûr et récolté
environ un mois plus tard. Fauché,
il sera ensuite battu pour être séparé
de la paille. Le grain obtenu s'appelle
le paddy. Il ne sera comestible que lorsqu'il
aura été décortiqué
pour prendre l'apparence qu'il avait lorsqu'il
était transporté sur les cargos,
d'où son nom de riz cargo (ou complet).
Selon les besoins, les grains sont ensuite
blanchis par abrasion. Mais en les débarrassant
de leur péricarpe et de leur germe,
on leur ôte aussi l'essentiel de leurs
nutriments !