Ne vous y fiez pas : en conventionnel,
les étiquettes " sans
sucre " veulent dire "
sans saccharose "… mais avec
édulcorants ! Or, alors qu’il
vaut mieux se déshabituer du goût
du sucre, "ils entretiennent la
dépendance au goût sucré.
" explique Brigitte Fichaux. De plus,
" l’aspartame notamment induit
une stimulation de la sécrétion
d’insuline ". Certains sont
" soupçonnés d’être
cancérigènes, et d’induire
des pathologies comme la fibromyalgie, ou
le syndrome de fatigue chronique ",
d’autres provoquent " diarrhées
et flatulences. Ils sont fortement
déconseillés aux enfants de
moins de 3 ans ".
Pour se déshabituer
du sucre, l’important, c’est
de retrouver du plaisir avec des saveurs
moins sucrées, de diminuer les doses
progressivement pour sortir de sa toxicomanie.
Lisez bien les étiquettes pour ne
pas consommer de sucres à votre insu.
Habituez vos enfants à manger du
pain et des fruits plutôt que des
biscuits, à boire de l’eau
plutôt que des sirops.
Bannissez le sucre blanc.
Préférez de toutes façons
les sucres les plus complets possible, le
miel, les sirops de céréales
(bio bien sûr), mais utilisez-les
avec parcimonie.
Réintroduisez les fruits secs pour
accompagner les laitages ou sucrer les gâteaux…
Dans vos recettes, vous pouvez remplacer
le saccharose par un sirop de céréale,
d’érable ou d’agave (pour
ces deux derniers très sucrants,
diminuez les doses de moitié), en
essayant de les introduire si possible en
fin de cuisson.
Attention,
il faut distinguer la consommation directe
et maîtrisable, celle du sucre que
l'on met dans son infusion ou dans son yaourt,
avec la consommation qui se fait indirectement
en consommant des aliments transformés
(plats préparés, biscuits,
biscottes, boissons…) : en 1991, la
consommation directe de sucre était
de 18%, et de 82%
sous forme de sucre caché !
Il est donc absolument nécessaire
de lire les étiquettes pour vérifier
ce que contiennent les produits…
Dossier rédigé
par Véronique Bourfe-Rivière
paru dans Consom'action n°21 hiver
2003-2004
Lire
la suite