D'après
les travaux du dr Max-Henri-Béguin
:
Les
premiers essais du sucre complet
(lire le début
de l'article)
Le docteur Béguin se met en quête
d’un sucre qui serait tout à
fait complet. En effet, le sucre roux est
néanmoins débarrassé
d’une partie de sa mélasse.
Le docteur Béguin rêve d’un
sucre qui serait un jus de canne simplement
évaporé, et qui donnerait,
il en est sûr, des résultats
encore meilleurs sur la santé dentaire.
Ce n’est qu’en 1967 qu’il
découvre enfin le Gur Jaggery, un
sucre brut,
avec une teneur en minéraux cinquante
fois supérieure à celle du
sucre raffiné (et cinq fois plus
que le sucre complet). Il contient du potassium,
du magnésium, du calcium, du phosphate,
du fer, du sélénium et du
fluor, 1% de protéines, et beaucoup
de vitamines notamment B (B6, B1, B2), PP,
H, de l’acide folique… ce qui
lui permet entre autres à la fois
d’être un
fortifiant du système nerveux, de
combattre l’acidose et l’acétone,
de prévenir l’anémie,
et de maintenir l’équilibre
acido-basique.
Il découvre qu’il est très
bien toléré par les nourrissons,
prévient la constipation et le rachitisme,
donne une meilleure immunité. Les
premiers résultats de ces travaux
lui permettent de dire qu’alors que
chez les enfants de 9 ans nourris au sucre
blanc, on dénombre 30% de dents cariés,
ce chiffre est ramené à 2%
avec du sucre brut ! Il se trouve amélioré
quand les enfants consomment du pain complet
au lieu de pain blanc…
Le docteur Béguin souhaite alors
permettre au plus grand nombre de se procurer
un tel sucre. C’est finalement son
frère, Félix-Ami Béguin,
qui va mettre en place des démarches
auprès de petites unités sucrières
d’Amérique du sud pour fabriquer
du sucre brut dans de bonnes conditions
d’hygiène. A l’été
1972, il importe en Suisse les premiers
kilos de " Sucanat "...
Ce sucanat est aussi appelé sucre
intégral, ou sucre complet, ou sucre
brut ou encore " rapadura " (son
nom brésilien, puisqu’il est
râpé)…
Dossier rédigé
par Véronique Bourfe-Rivière
paru dans Consom'action n°21 hiver
2003-2004
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